L’Olympe des Infortunes

L’Olympe des infortunes est un terrain vague coincé entre une décharge publique et la mer, où se décomposent au soleil des dieux déchus. Il y a Ach le Borgne, qui sait mieux que personne magnifier les clochards; Junior le Simplet; Mama la Fantomatique; le Pacha et sa cour de soûlards, et bien d’autres personnages encore, aussi obscurs qu’attachants. C’est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les plus terribles secrets.
à travers ce voyage philosophique, Yasmina Khadra nous propose une escale dans l’univers des paumés; un univers fait de tendresse et de cocasseries, de rêves invraisemblables et de possessions abusives où surgissent, parfois, de cuisantes questions sur le Mensonge et la Culpabilité.

La misère racontée dans cet ouvrage n’est pas ressenti en tant que telle. Ces personnages sont-ils des paumés, des fous ou des sages? Ce sont les habitants d’un monde avec leurs repères, leurs codes et leurs valeurs. Leur vie est là tout simplement comme une sorte de « bonheur ».

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En avant, route!

Vous vous souvenez, Alix de Saint-André, fille d’un colonel écuyer en chef du Cadre Noir, nous relatait des tranches de vie à travers « sa Nanie« . On la retrouve dans ce livre pour d’autres tranches de vie sur les chemins de Compostelle.

Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d’idée préconçues, qui se sont envolée une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le « chemin anglais » depuis La Corogne, lors d’une année sainte mouvementée.
L’ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l’on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle,de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres- heure une aventure humaine pleine de gaîté, d’amitié et de surprises.
Sur ces marcheurs de tous pays et de toute convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d’une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.

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L’éternité n’est pas de trop

Au XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses voeux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu’il n’ait jamais aimée.

Un roman d’envoûtement et de vérité, récit d’une passion – celle d’un Tristan et Iseult chinois, avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts – qui n’est pas seulement affaire de coeur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l’être, ouvrant sur le mystère de l’univers et le transfigurant.

De François Cheng de l’Académie française.

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Quoi de neuf sur la guerre?

Dans la série lu pendant les vacances (voir billets précédents)

Quoi de neuf sur la guerre? : l’histoire d’une famille juive juste après guerre donnant sa vision de la guerre et ces souvenirs encore marqués dans les esprits. Le tout se passe dans les ateliers de confection pour dames de la rue de Turenne à Paris. Une histoire en toute simplicité à laquelle des anecdotes viennent se greffer, ce qui donne une certaine fluidité à la lecture.
je place cet ouvrage dans « les lectures à conseiller ».

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Ma Nanie

L’histoire d’une Nanie qui aujourd’hui pourrait être une « super Nanie », certain l’appelle Nounou, d’autre Tatie, ce que les gens sans poésie appellent une assistante maternelle.
Un livre agréable qui présente des tranches de vie qui s’enchaînent. Des souvenirs racontés avec amour, humour, tristesse et surtout plein de tendresse.

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Préparation des vacances

Pour les vacances, il faut prévoir de la lecture! je sais, j’y pense beaucoup mais des bonnes vacances ça se prépare. Donc quelques livres pour les moments de calme:

Ma nanie, de Alix de Saint-André

 » …Quand j’ai commencé à dire autour de moi que j’écrivais ton histoire, l’histoire de ma nounou qui avait une jambe de bois, qui ne s’était pas mariée et qui n’avait jamais eu de bébés, certaines personnes ont répondu que ça manquerait peut-être un peu de sexe,pour le goût du jour… Faut reconnaître! L’histoire est là. Elle ne manque pas de sel, au moins… Maintenant, je dois t’abandonner aux mains d’amis inconnus. Il est grand temps, pour eux aussi, d’avoir enfin leur Nanie. »

Métronome de Lorant Deutsch

« L’histoire de France au rythme du métro parisien »

Quoi de neuf sur la guerre? de Robert  Bobert

« Quoi de neuf sur la guerre?
En principe rien, puisqu’elle est finie.
Nous sommes en 1945-1946, dans un atelier de confection pour dames de la rue de Turenne, à Paris. Il y a là M.Albert, le patron et sa femme, Léa. Leurs enfants, Raphaël et Betty. Léon, le presseur. Les mécaniciens, Maurice, rescapé d’Auschwitz et Charles dont la femme et les enfants ne sont pas revenus. Et les finisseuses, Mme Paulette, Mme Andrée, Jacqueline. Et il y a l’histoire de leurs relations et de leur prétention au bonheur.
Dans l’atelier de M.Albert, on parle pas vraiment de la guerre. On tourne seulement autour même si parfois, sans prévenir, elle fait irruption. Alors les rires et les larmes se heurtent sans que l’on sache jamais qui l’emporte. Alors, « ceux qui ont une idée juste de la vie » proposent simplement un café ou un verre de thé avec, au fond, un peu de confiture de fraises.
1981-1982. Trente-cinq ans après, quoi de neuf sur la guerre? Rien de neuf sur la guerre. Parce que, comme le disait M.Albert en 1945: »Les larmes c’est le seul stock qui ne s’épuise jamais ».

Les chats de hasard d'Anny Duperey

 » Il m’est venu l’envie d’écrire un livre doux. Pas vraiment sur les bêtes mais plutôt autour, à propos des rapports que nous avons avec certaines d’entre elles. Pourquoi avons-nous une telle faim de leur tendresse, de leurs qualités particulières? Envie de rendre hommage, aussi, à ces personnes animales rares qui accompagnent parfois un temps notre existence et y apportent paix et simplicité. »

Commentaires sur la vie de Krishnamurti

« Seul ce qui est libre connaît le bonheur, et la liberté vient avec la vérité de ce qui est. »

 et Tout Desproges (en un seul volume!)

1449 pages de Pierre Desproges, du « Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis » au « Chroniques de la haine ordinaire II » en passant par « La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède », « Le petit reporter », « Les réquisitoires du Tribunal des flagrants délires » et bien d’autres textes

j’en salive d’avance!!

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