Stage à l’Isle d’Abeau

Comme chaque année, des architectes, des tailleurs de pierre et des maçons se sont retrouvés pour une semaine de formation dans les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau. Une semaine pour construire une maison en pierre massive, test d’étanchéité à l’air compris!
Avec un résultat plus que satisfaisant!

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Il nous a fallu trois jours pour construire cette maison et quatre heures pour la démonter!


VTS_01_1 par Matthieu-Grimaud

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

de Harper Lee

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un noir accusé d’avoir violé une blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

L’histoire racontée par cette petite fille, Jean Louise dit Scout, nous ramène à notre propre vécu. Ce monde d’adultes décrit par une enfant est plein de remarques et de questions que nous avons approché un jour sans en comprendre sur l’instant le véritable sens.

Ce livre, publié en 1960, connut un succès immédiat et reçut le prix Pulitzer en 1961. Il est devenu un livre culte aux Etats Unis et dans bien d’autres pays. En 1962, le film tiré de ce roman reçut trois Oscars. Depuis, le roman de Harper Lee n’a jamais quitté les rayons des librairies. Il s’en est vendu dans le monde entier plus de trente millions d’exemplaires à ce jour, il a été traduit en trente langues et est au programme de la plupart des lycées américains et anglais.

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Le couvent des Dominicains de Lille

Souvenez-vous de la visite des journées du patrimoine chez les Dominicains (voir le billet du moment), et bien j’y suis retourné avec des jeunes de chez les Compagnons.
Une visite organisée lors d’un mini stage ayant pour thème : »L’histoire et l’évolution des bétons ».
Deux visites durant ce stage, la première, le vendredi en fin d’après midi au futur stade de Lille ou l’on trouve du béton sous son aspect actuel mis en oeuvre avec des coffrages outils mais aussi sous forme de d’éléments préfabriqués.

La visite a eu lieu de nuit et sous la pluie, mais ça ne nous a pas arrêté moi et mon G12!
…Admiration devant la forêt de grue, pas moins de 10!

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Les crémaillères des gradins coulées « In Situ » grace à ces coffrages outils modulables.

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La charpente en préparation, le stade pourra être soit découvert soit complètement couvert grâce à sa toiture coulissante.

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Revenons au couvent des Dominicains de Lille qui était la deuxième visite, le samedi après midi. (Cette fois à l’abri!)
Conçu par l’Architecte Pierre Pinsard , assisté de Neil Hutchison pour la première tranche (1955-1957) et de Hugo Vollmar pour la deuxième (1961-1964), la construction a été réalisée par les entreprises Caroni et Rabot-Dutilleul. Ce chantier fut mené en étroite collaboration avec le frère Michel Bous, prieur de la communauté de l’époque. Je ne vais pas parler des bâtiments, j’en ai fait une rapide présentation dans le précédent billet et vous trouverez plus d’informations sur le site des Dominicains concernant le couvent et sa construction.
Cependant, un élément interpelle. Pour accéder aux étages, on empreinte un escalier en béton, paillasse brute de décoffrage, avec des marches recouvertes de terre cuite et de nez de marche en bois, équipé d’une rampe en fer. Et là, au milieu de cet escalier, partant du plafond du dernier étage et descendant jusqu’au rez de chaussé, on peut admirer un magnifique luminaire de Serge Mouille, qui éclaire chaque volée d’escalier.
Bien que n’étant plus de ce monde, (1922-1988) on peut acheter des répliques certifiées et fabriquées dans les ateliers de Serge Mouille. Elles ne sont pas à la portée de toutes les bourses, mais le savoir faire à la française a un prix!
Vous pouvez aussi tout simplement allez voir chez Jouve à Paris ils ont quelques pièces intéressantes.
Quant au livre présenté ci-dessous, vous ne le trouverez pas en librairie, il vous faudra venir à Lille visiter le couvent afin de pouvoir l’acquérir!

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Ma chaise!

Après 3 semaines d’utilisation et à la demande générale!… Je me dois de faire une petite présentation de ma chaise de bureau…Et quelle chaise!!
Une Aeron d’HermanMiller : l’essayer c’est l’adopter! Je dois vous avouer que depuis mon acquisition, j’ai du mal à m’asseoir sur d’autres chaises.
Elle n’est pas seulement « design et confortable », elle est surtout ergonomique.

Vue de face…

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Vue de profil…

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Vue de 3/4…Une vraie star!

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La manette de réglage de la hauteur, classique.

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La manette de réglage l’angle d’inclinaison du basculement.

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Les symboles sont à l’envers sur les photos, mais quand on est aux commandes, les visuels sont dans le bon sens et toutes les manettes sont à portée de main. Priorité à l’ergonomie.

Réglage de la force de résistance de l’inclinaison.

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Les accoudoirs sont réglables en hauteur.

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La maille ajourée de l’assise et du dossier évite la transpiration durant les longues journées d’été.

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Les accoudoirs ont trois positions…Ouvert, parallèle…

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…ou fermé. cette dernière est pratique lorsque l’on tape au clavier. Les avants bras peuvent reposer ce qui évite la fatigue des épaules et les tensions dans la nuque.

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Le tout signé HermanMiller!

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Inutile de vous dire que je ne regrette pas mon choix!!

Article

Lu ce matin dans Batiactu, un billet sur la future maison individuelle (le futur pavillon de lotissement!).

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Les idées présentées sont intéressantes mais je pense qu’il faut aller encore plus loin dans les idées.
Au delà des solutions techniques proposées, il faut penser « mutualisation ».
Mutualisation des services et des énergies mais aussi optimisation des lots et des parcelles. Jusqu’à aujourd’hui nous pensions : une parcelle / un logement; maintenant, il faut penser une parcelle / deux voir trois logements. La difficulté est de garder l’esprit et la sensation de la maison individuelle.
Sur le sujet, il faut s’intéresser aux travaux de Françoise Hélène Jourda, architecte, nombre de ses publications (livres, textes et articles) abordent le sujet.
De nombreux autres articles parlent du sujet dans Revue Urbanisme.
Le problème de l’étalement urbain devient une priorité pour la sauvegarde de l’environnement, et la maison individuelle n’a pas bonne presse à se sujet. Il est donc urgent d’y réfléchir ensemble : pavillonneurs, constructeurs, techniciens, architectes, urbanistes mais aussi utilisateurs.

Une petite chose bien pratique.

un pied d’appareil photo…petite taille, mais grandes possibilités!

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Simple d’utilisation, il suffit de fixer cette petite platine sous l’appareil…

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Le serrage se fait à la pièce de monnaie. Cependant, il y a un inconvénient, lorsque la platine est fixée, on ne peut pas accéder à la batterie et à la carte mémoire et ceci aussi bien sur le G12 que sur le Caplio R30.

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Le poids de l’appareil fixé ne doit pas excéder celui d’un G12 soit 351g.

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Ici en position classique, mais ce n’est pas ça le plus intéressant…

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Vous pouvez le poser simplement sur une table, comme nous venons de le voir. Mais là où la petite chose devient pratique c’est par exemple sur un dossier de chaise, sur une rambarde ou un garde corps…ou bien encore un cadre de vélo!

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La position verticale a ses avantages aussi.

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En conclusion, c’est une petite bricole bien pratique qui a toute sa place parmi mes gadgets!

Surprise!…

En rentrant chez moi, après mes vacances bourguignonnes, j’ai eu l’agréable surprise te trouver ceci…

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Elle était encore verte une semaine avant.

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La seule tomate cerise du pied planté au printemps et qui a tenu jusque là. Évidement, le pied est à l’intérieur!

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C’est un bon début! je tacherais de faire mieux la prochaine fois!

Recette de saumon

Cuit dans la cheminée! Façon nordique!

Le principe est simple, il suffit de fixer les filets de saumon sur des planches en bois à l’aide de pointes.
Après avoir allumé une bonne flambée, il faut placer les planches, avec le saumon dessus, à environ 20cm des flammes. Les filets peuvent être badigeonnés d’huile ce qui à pour effet de faire griller la surface de la chair.

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La cuisson dépend du feu, il faudra compter environ 30 à 40min.

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Une fois le poisson cuit, servez le accompagné de pommes de terre et d’une sauce à l’oseille. Vous avez le choix des présentations!

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Accompagnez le tout d’un Petit Chablis par exemple!…

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Attention à ne pas oublier de pointes, c’est comme les arêtes, ça passe mal!!!

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La folie des hauteurs de Thierry Paquot

« Pourquoi s’obstiner à construire des tours? »
De Thierry Paquot chez Bourin éditeur

J’ai déjà présenté un de ses livres dans un billet précédent à aller voir!

La question est posée. Dans ce monde où la sauvegarde de la planète est une priorité, quand va-t-on cesser cette course à la hauteur et au prestige? Ces symboles de l’orgueil et de la surconsommation que sont les tours ont-elles leur place dans les projets actuels? Il ne s’agit pas là d’être un anti tours acharné, mais bien de regarder la réalité en face et de se poser les bonnes questions : que sera la ville demain?; quelle place pour l’Homme dans le milieu urbain? (mais aussi pour la faune et la flore); fonctionnalités, confort et qualité de vie sont-ils les vraies préoccupations des architectes et des urbanistes?
Tant de questions, et il y en a d’autres, auxquelles le philosophe de l’urbain, Thierry Paquot apporte ses réponses, ses réflexions, ses rêves et utopies.

Le monde compte 15000 tours de plus de 200 mètres. Les architectes et les ingénieurs rivalisent d’audace pour édifier la plus haute construction, et certains évoquent même la hauteur record de 1600 mètres! La tourellite aïguë touche nombre d’agglomérations urbaines, de Shanghai à Moscou, de Londres à Dubaï…
Il est grand temps de réagir. Cessons d’enfermer des milliers de citadins dans des tours de bureaux ou d’habitations. Ces prisons transparentes imposent par leur verticalité un seul mode de déplacement (le coûteux ascenseur) et des craintes innombrables. et elles font disparaître ce qui est l’âme même des villes : les rues et les places, les parvis et les jardins.
Mêlant information technique et réflexion philosophique, Thierry Paquot nous raconte l’histoire de l’ascenseur, rend visite aux architectes des premiers gratte-ciel (Le Baron Jenney, Sullivan, Hood,…) s’attarde sur la personnalité de Le Corbusier, examine les proportions pour Paris et conteste les arguments des partisans des tours qui soutiennent trois contrevérités : la tour améliore la densité, elle est écologique et favorise la mixité sociale! Il faut que la folie des hauteurs cesse! Pour bâtir mieux et non pas plus (et encore moins plus haut!) et promouvoir des quartiers à la « haute qualité existentielle ».

L’auteur souhaite réveiller en nous la logique de la construction dans le but du « mieux vivre l’urbain ». Il écrit en autre :

« Le paysage urbain se doit de rappeler en permanence à l’humain qu’il est aussi un être vivant, malgré l’artificialité bénéfique de la ville, et que son existence résonne des rythmes, pulsions, tensions, vibrations tant de son corps organique que des quatres éléments (l’air, l’eau, la terre et le feu), dont il fait journellement son miel. »

Dans sa conclusion, il fait le parallèle avec la tour de Babel, symbole fort et riche en enseignement que bien des religions, communautés et groupes utilisent dans leur parcours initiatique. Il nous rappelle ainsi que :

C’est une ziggourat (terme akkadien qui provient d’un verbe signifiant « bâtir en hauteur ») dont le nom d’E-temen-an-ki signifie la « Maison du fondement du Ciel et de la Terre ».

On retrouve à la fin du livre, comme à l’habitude de Thierry Paquot, la bibliographie commentée qui ne fait pas moins de trente pages. Les livres y sont mentionné par thème et commenté par l’auteur ce qui est beaucoup plus agréable à consulter qu’une simple liste de livres.
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