5 ans de vœux !

5 ans jour pour jour que la page Facebook Ma 2cv a été créé !

En regardant les publications, j’ai retrouvé les 5 cartes de vœux que je souhaite partager de Nouveau avec vous.

C’est toujours un plaisir de faire ces petits montages que de nombreux fans partagent.

Merci et encore bonne année à tous!

Derniéres lectures!

Quelques bons bouquins de deuchistes!

Acquis il y a quelque temps lors d’une vente privée pour seulement de 55€!! Un cadeau avant l’heure!

Vous pouvez les trouver facilement chez Planète 2 CV ( bon de commande dans le dernier numéro) ou dans la boutique 2 CV média:

  • « 2 CV rallye-raid et autres aventures » de Aurélien Charle. éd. ETAI
  • « 2 CV: l’auto aux mille visages » de Bernard Sara. éd. ETAI
  • « 2 CV Séries limitées: les métamorphoses » de Benoît Meurie. éd. ETAI
  • « Citroën, un parcours architectural » de Marie-Christine Quef. éd. ETAI
  • « André Citroën, ingénieur, explorateur, entrepreneur » de John Reynolds. éd. ETAI

Chaque ouvrage contient de nombreuses informations et anecdotes pour les passionnés de 2 CV, avec la participation, entre autre, de Micheline et Serge Gevin ainsi que Etienne Musslin.

Je les conseille à tous les passionnés!

Thailande 3

La mort du roi

A notre sortie de la jungle, nous avons appris la triste nouvelle de la mort du roi Bhumibol.
L’événement n’est pas à prendre à la légère, le deuil national va durer un an.
70 ans de règne, de quoi laisser son empreinte sur le peuple, décédé à l’âge de 88 ans, il avait été couronné en 1950 sous le nom de Rama IX.
Un article, de Bruno Philip, parut dans Le Monde.fr le 14/10/2016, retrace son règne et la situation actuelle par rapport à la succession.

Le noir et blanc de rigueur( couleur du deuil en Thaïlande ).
Au-delà du port de vêtements noirs et blancs, les bâtiments officiels ( écoles, hôpitaux, bâtiments militaires,…) mettent sur leurs devantures, de grands rubans noirs et blancs et pour certains, un portrait du défunt roi.
Mais il n’y a pas que les bâtiments officiels qui marque le deuil, des commerçants, des entreprises, des hôtels, et quelques particuliers le font également.

Nous sommes conscients d’avoir vécu un moment de l’histoire du pays. L’impressionnante marrée humaine, noire et blanche, qui se dirigée vers le palais royale (accessible uniquement aux thaïlandais afin qu’ils puissent se recueillir sur la dépouille du défunt ) marque l’union d’un peuple devant un tel événement.

La protection de Bouddha 

En Thaïlande, lorsque vous êtes sous la protection de bouddha, il ne peut rien vous arriver de mal. Dans certains temples bouddhistes, vous pouvez avoir la bénédiction d’un moine où tout simplement faire un vœu. Après la bénédiction, il vous attache, au poignet,  un bracelet tissé en fil de coton blanc. Pour que votre vœu se réalise ou que la protection de bouddha soit effective, il faut garder ce bracelet trois jours. Après ces trois jours, vous pouvez l’enlever à tout moment où attendre qu’il’ casse. Attention! Vous ne devez pas couper le bracelet, vous devez l’arracher!

Je n’ai pas pu vérifier si bouddha me protégeait réellement, mais une chose est sûre, avec ce bracelet les thaïlandais que j’ai rencontré ont toujours été bien veillants envers le touriste que j’étais.

Les murs à pêches, un havre de paix.

Les murs à pêches, campagne urbaine…

On le sait tous, il n’est pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour découvrir des merveilles! C’est le cas pour les murs à pêches.
En l’occurrence, celle ci se trouve à 5 minutes de chez moi.
Ok!… Certains ont le potager du roi à côté de chez eux…!!

Si je parle du potager du roi, c’est qu’il y a bien un lien entre les deux :
« Notez que sous Louis XIV, son grand jardinier La Quintinie, créateur à Versailles du Potager du roi, vint à Montreuil pour y recruter des spécialistes déjà réputés pour soigner les pêchers. » Notre Production Fruitière – Louis Aubin

On en parle aussi dans les films au cinéma…
Dans le film : »Sherlock Holmes : jeu d’ombres », le célèbre détective, accompagné de son associé Watson, vont retrouver une gitane dans les murs à pêche de Montreuil dont il vante la qualité des fruits.

Un poumon en pleine ville!

Murs à pêches

Chacun aménage et cultive sa parcelle selon ses envies.

Murs à pêches

Murs à pêches

Murs à pêches

Murs à pêches

Murs à pêches

Murs à pêches

Murs à pêches

Chaque propriétaire ou utilisateur de parcelle est libre d’organiser son espace comme il l’entend. La personnalisation passe par la décoration (…ou non) !
On y trouve des jardins à la française, des potagers familiaux ou tout simplement des espaces dans lesquels la nature est beaucoup plus libre.
Certains experts reconnaîtront la touche de béton à la Kirili! Bon, là! le clin d’oeil s’adresse exclusivement aux spécialistes du béton!!

Ce n’est qu’un petit aperçu des 35 hectares restants sur les 600 à 700 d’origines! Les espaces qui ont survécus à l’urbanisation sont bel et bien vivants. Bien que les activités soient complètement différentes de celles du 17éme siècle, On peut assister à des concerts, des expos, des rencontres et pleins d’autres activités comme le festival annuel.

Pour en savoir plus et assouvir votre curiosité :

En conclusion, cherchez autour de chez vous et vous trouverez probablement un petit coin de paradis !

Murs à pêches

Thaïlande 2

Dans la jungle !

Nous avons eu la chance d’avoir notre guide privé. À trois dans la jungle, la progression et plus rapide et One (Wan) notre guide prend donc bien le temps de nous faire découvrir son univers et son mode de vie durant trois jours (il est né et il vie dans un village en bordure de jungle).

Il montre et explique les plantes qui soignent ( très efficace, j’ai testé sur une coupure provoquée par une plante), les plantes dangereuses, les plantes qui nourrissent.

Un guide en tongs! La jungle au nord de Chiangmai, c’est comme la montagne chez nous avec la végétation en plus. Ça monte, ça descend, on ne voit pas toujours où on pose les pieds, par moment , on empreinte des touts petits chemins de glaise tassés et gorgés d’humidité par les pluies de la veille et donc très glissants. On traverse et on longe des cours d’eau et des torrents, on se baigne sous des chutes d’eau… et bien One, il fait tous ça en tongs!!


L’avantage d’être deux avec le guide, c’est que lors des pauses, il confectionne tout un tas de trucs avec ce qu’il a ramassé en chemin(feuille, morceau de bambou,…).

Les guides sont de bons cuisiniers ( en tout cas les deux que nous avons eu le sont!), ce sont eux qui préparent à manger avec les achats fait avant le départ ou dans les petits villages et campements rencontrés. Du riz ou des pâtes thaïe préparées le matin au réveil puis enveloppées dans une feuille de bananier sont tièdes à la pause de midi, on peut ainsi les déguster avec les baguettes fabriquées par le guide.

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Pour voir la vidéo, cliquez ici !!

Ah!… Les criquets…et bien c’est bon!!! Pour les attraper, il faut se munir de son bâton de marche (bambou taillé par le guide), choisir les plus gros (bah oui!, y plus à manger!), puis les immobiliser en appuyant sur la tête avec le bâton avant de les saisir. Ils sont faciles à repérer, ils produisent un sifflement puissant que l’on peut confondre avec une turbine ou un gros moteur électrique, mais dans la jungle, il n’y en a pas beaucoup…donc ce sont bien des criquets!!


Une fois attrapés, il faut les placer directement dans les braises du feu, ils grillent quasi instantanément. Il ne faut surtout pas les laisser trop longtemps, la chaire doit être cuite mais rester moelleuse. Une fois cuit, il faut tirer délicatement sur l’abdomen et la tête afin d’extraire le tube digestif.

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Voilà c’est prêt! Il n’y a plus qu’à déguster!

Thaïlande 1

Si vous n’aimez pas l’humidité, changez de destination !!

Le taux d’humidité dans l’air atteins par moment les 99%, inutile de vous dire que vous vous sentez moite! Et au moindre mouvement vous transpirez. Qu’il pleuve ou non, vous serez trempé. Il est donc important de protéger vos affaires de l’humidité en utilisant des pochettes étanches pour vos habits et appareils électroniques. Si vous circulez dans tous le pays, le choix du sac à dos s’impose (et donc de sa protection pluie). Si vous restez dans le même hôtel durant votre séjour, vous pouvez optez pour la valise sachant que pour vos excursions, dans un cas comme dans l’autre, il vous faudra un petit sac à dos dans lequel vous transporterez vos bouteilles d’eau, la crème solaire, le produit anti moustiques (qui peut être acheté sur place – utilisé par les thaïlandais et très efficace). Certains hôtels ne sont accessibles que par bateau, renseignez vous car les embarquements et les débarquements peuvent être « rocks & roll »!!!


Si vous n’êtes pas équipés à 100% avant de partir, pas de panique! Vous trouverez très facilement ce qui vous manque sur place à des prix plus que raisonnables (la vie étant moins cher qu’en France).


Pour découvrir le pays, nous avons opté pour un itinéraire du nord au sud en finissant par Bangkok.

La Thaïlande est facile à pratiquer en tant que touriste. Les transports sont nombreux et accessibles, en fonction des lieux et des trajets vous n’avez que l’embarras du choix : taxis, tuctuc, avion, bus, deux roues, bateau… Vous pouvez également louer un vélo ou un scooter, en revanche, je déconseille la location de voiture : conduite à gauche et les habitudes au volant sont particulières.

Concernant l’hébergement, là aussi, le choix ne manque pas. Entre les hôtels de différents standings et les guest houses, il y a forcément une chambre qui correspond à vos besoins ou vos attentes.

Le plus dur maintenant, mise à part le fait d’avoir perdu 30°C au retour en France, c’est de choisir les photos que je vais publier!!

Boycottons!…

Le boycott, une façon de montrer son mécontentement en agissant.

Les manifestations et les grèves deviendraient-elles obsolètes?

Internet permet de regrouper facilement les personnes qui se sentent concernées grâce au site i-boycott.
Créer ou participer aux choix!
Les boycotts sont classés par catégories. Il y en a pour tous les goûts!Capture
Le boycotté a un droit de réponse.
Kriss, dans Minute Papillon, évoque le boycott dans sa dernière vidéo :

Logique et bon sens!

Je vous partage cette vidéo pleine de bon sens, au moment où l’essence se fait rare!! (oui, j’ai osé!)

Il y a six ans déjà (2010), je parlais de logique et de bon sens dans la construction, lors du troisième Comité d’Orientation de l’Institut des Métiers de la Maçonnerie. À l’époque, on parlait d’écologie « à toutes les sauces », j’avais donc intitulé le débat : « Maçon pour construire logique »

Je me répète, mais revenons à la logique et au bon sens dans notre quotidien.
La fin de son texte, je la dédicace à Urbanbike, qui publie ce jour un billet sur nos guiboles! Jacques Gamelin y vante les bienfaits d’un monde en vélo.

Au delà du burn-out : la dépression professionnelle 

Le jour où votre cerveau dit stop car vous avez refusé d’écouter les signaux envoyé par votre corps.

C’est incontrôlable, et ça vous arrive d’un coup sans maîtrise de vos émotions.Fichier 20-04-2016 23 28 34

Peu importe les signes et les symptômes, vous n’en tiendrez pas compte et vous n’écouterez pas votre corps. Nous sommes tous plus forts que les autres!…

« Il est aussi difficile de se voir soi-même que de regarder en arrière sans se retourner. » Henry David Thoreau, écrivain américain 1817-1862.

On pourrait dire que tout commence comme ça !

pour arriver plus moins rapidement dans le schéma suivant:

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Le brun-out est un épuisement professionnel, je vous laisse lire les quelques articles (parmi les nombreux que l’on peut trouver !) qui expliquent clairement la situation.
Le premier est un site suisse : Burnout-info.ch avec des rubriques clairement expliquées.
Le second, sous format pdf, est un bon papier traitant simplement le sujet et rédigé par ANACT, l’INRS et le Ministère du travail.
Les deux suivants proposent des tests simples et rapides permettant de faire un point sur soi même et de détecter les signes qui doivent alerter :

Autres articles parmi de nombreux:

Je vous partage aussi cet article paru dans Le Monde et transmis par mon ami Jean-Christophe d’urbanbike (et bien d’autres blogs, micro-blogs et réseaux!)


« Le burn-out des petits patrons.

La souffrance au travail n’est pas réservée aux salariés. Journées à rallonge, carnets de commandes en berne, paperasserie kafkaïenne… De plus en plus de chefs de PME repoussent leurs limites. Jusqu’à l’épuisement. Pour leur venir en aide, des dispositifs voient le jour.
Il est là, jeune homme souriant aux cheveux gominés, assis dans son fauteuil de patron, comme s’il ne l’avait jamais quitté. Pourtant, Clément Guiraud vient seulement de reprendre sa place, après plus de deux mois d’absence. A la tête de l’entreprise de ravalement créée par son père voilà quarante ans, à Carcassonne, il est resté vissé à son bureau ces cinq dernières années. Jusqu’à ce qu’il s’effondre. Pendant plus d’un an, il n’a rien dit. A personne. Pas même à son épouse. Jour après jour, il a sombré en silence, perdant le sommeil et dix kilos, se débattant seul avec les clients qui désertent et le chiffre d’affaires qui chute. Il était convaincu qu’il tiendrait bon. A tort. Il a fallu attendre son troisième burn-out et une dépression pour qu’il se décide à sortir du déni. S’il a réussi à redresser les comptes de l’entreprise et à préserver les vingt-neuf emplois salariés, son mariage n’a pas résisté. Ni sa santé.  » J’ai tout cassé, mon sommeil, mon équilibre, ma vie de famille…, dit le jeune patron de 33 ans, d’une voix posée, la main gauche tremblant légèrement (effet secondaire de son traitement). Il faut tout réapprendre. « 

Se pencher sur le mal-être des chefs d’entreprise ? Parler de  » souffrance patronale  » ? Un sujet longtemps tabou. Pourtant, comme lui, des centaines de chefs d’entreprise de PME et de TPE taisent leur détresse et craquent en secret. Frappés par la crise. Habités par la honte de l’échec. Ignorés par une société qui, estiment-ils, les stigmatise. Assommés par des normes  » absurdes  » imaginées par des politiques qui, jugent-ils, les confondent avec les multinationales.

Une épouse de commerçant qui trouve son mari en larmes avant de découvrir un petit mot suicidaire sur l’oreiller ; un entrepreneur du bâtiment qui ne dort pas plus de deux heures par nuit depuis six mois ; trois artisans qui, en 2014, ont mis fin à leurs jours dans le sud de la Vendée ; ce patron de 58 ans qui, début mars, s’est immolé par le feu dans la cour de son entreprise de BTP, à Vieux-Ferrette (Haut-Rhin)… Des exemples comme ceux-là, Olivier Torrès en égrène par dizaines. A 49 ans, cet enseignant-chercheur, spécialiste des PME à l’université de Montpellier, ne se sépare jamais d’un petit bout de papier jauni aux bords abîmés, qui a fini par se déchirer en deux. Cela fait huit ans qu’il conserve dans son portefeuille cette brève du quotidien régional Midi Libre résumant le suicide d’un patron de PME, poussé à bout par les difficultés financières de son entreprise.  » Le même jour, raconte le chercheur, le journal consacrait une pleine page au suicide d’un salarié du technocentre Renault de Guyancourt. Mais pourquoi l’un a droit à une page et l’autre à quelques lignes dans la rubrique fait divers ? Au nom de quoi ?  » Il a la réponse :  » Dans le monde du travail, on a longtemps estimé que la souffrance naissait de la domination. Le patron étant le dominant, il ne peut donc pas être concerné.  » Un postulat que le chercheur s’emploie depuis à démentir. En 2009, il a créé l’observatoire Amarok, spécialisé dans l’étude de la santé des dirigeants de PME. L’objectif ? Explorer cet aspect méconnu du tissu économique, qui compte pourtant plus de 3 millions d’acteurs. En France, plus de 99 % des entreprises sont des PME, selon l’Insee.

Plus de 1 000 patrons de petites et moyennes entreprises ont ainsi été auscultés à ce jour, à raison de six questionnaires par an, réalisés par téléphone, portant sur leur sommeil, leur niveau de stress, de frustration, d’angoisse, de difficultés financières… Conclusion :  » Guidés par « l’idéologie du leadership », qui ne laisse aucune place au moindre signe de faiblesse, les petits patrons en difficulté ignorent leur mal-être, sacrifient leur santé et s’isolent.  » Olivier Torrès ne compte plus les fois où il a entendu ces mots :  » Je n’ai pas le temps d’être malade « ,  » Sans moi, l’entreprise va déposer le bilan « ,  » Je n’ai pas le droit d’échouer « ,  » Je vais y arriver « . Face aux difficultés, au surendettement, à la faillite, aux licenciements et aux carnets de commandes vides, ils travaillent soixante heures par semaine, suppriment leurs loisirs, rognent sur leur vie de famille, perdent le sommeil… Jusqu’à l’épuisement professionnel.  » Chez ces entrepreneurs, le risque de burn-out tourne autour de 10 % « , évalue le président d’Amarok, qui évoque, dans le désordre, la règle des 3D : dépôt de bilan, dépression, divorce. Cette découverte l’a conduit à aller plus loin. En septembre 2015, dans le cadre de l’observatoire, il a ouvert une ligne d’écoute à destination de ces hommes et femmes en détresse.

Laure Chanselme conserve précieusement ses petites fiches cartonnées dans un tiroir fermé à clé. Il y en a une quinzaine, que personne, à part elle, n’a le droit de consulter. Psychologue du travail, c’est elle qui reçoit les appels à l’aide.  » J’essaie de rompre leur isolement, de comprendre comment ils en sont arrivés là, de leur faire admettre que la priorité c’est eux, que s’ils vont jusqu’au burn-out, cela durera quatre mois, explique la jeune femme de 30 ans. Nous réfléchissons à ce qu’ils peuvent mettre en place pour l’éviter : hiérarchiser, déléguer, faire du sport, aller voir un ostéopathe, un sophrologue, dormir…  » Elle oriente certains d’entre eux vers un thérapeute. Pour l’instant, treize antennes régionales de fédérations professionnelles (Fédération française du bâtiment, Medef, Chambre des notaires, Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment…) ont souscrit au forfait assistance proposé par l’observatoire : 750 euros pour douze heures d’écoute. Sans compter les dizaines de conférences auxquelles Olivier Torrès est désormais convié.  » Nos sociétés prônent l’entrepreneuriat comme autrefois les sergents recruteurs de l’armée vous exhortaient à vous engager, souligne-t-il. Aujourd’hui, nous sommes dans une guerre économique, mais on a oublié l’infirmerie ! Or, il y a de la casse. « 

Marc Binnié a lui aussi constaté les dégâts. Il en a vu défiler des chefs d’entreprise irascibles, incohérents, en larmes, mutiques, au bord du gouffre,  » tellement mal qu’ils étaient en réalité incapables d’exercer leurs droits « . Greffier au tribunal de commerce de Saintes (Charente-Maritime) depuis plus de vingt ans, il a décidé de créer, en septembre 2013, le dispositif Apesa (Aide psychologique pour les entrepreneurs en souffrance psychologique aiguë).  » Quand un chef d’entreprise perd sa société, sa femme, sa maison, ça ne va pas du tout, et nous n’avions pas grand-chose à leur dire, raconte l’homme de 53 ans. Nous ne voulions plus rester étrangers à ces situations.  » Aujourd’hui, tout le personnel du tribunal – mandataires, greffiers, juges et président – est formé à la détection de la crise suicidaire et peut, à tout moment et en accord avec le chef d’entreprise, remplir une fiche d’alerte qui donne droit à cinq séances de thérapie gratuites. En 2015, à Saintes, quarante patrons ont ainsi accepté d’être aidés sur trois cents procédures (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaires). Depuis sa création, le dispositif a essaimé dans une trentaine de tribunaux de commerce en France. D’autres vont suivre.  » Je ne m’attendais pas à cet effet boule de neige, commente Marc Binnié. Mais, à un certain stade, les patrons n’ont plus aucune réticence à accepter de l’aide. Certains, même, la réclament. Le paradoxe, vu qu’ils sont au tribunal, c’est que nombre d’entre eux nous disent que pour la première fois, ils ne se sentent pas jugés. Et ils sont très contents.  » Comme s’ils échappaient à la double peine. Car certains vivent d’autant plus mal leurs difficultés entrepreneuriales qu’ils se sentent également  » incompris « , voire  » mal aimés « , par une société qui réduit souvent le monde patronal aux seules entreprises du CAC 40.

A 58 ans, Eric Froger a lui aussi fait trois burn-out. C’était en 2010, à l’époque où sa société montpelliéraine FD Conseil (trois salariés), qui publie DA Mag, un mensuel de la distribution automatique, a perdu  » beaucoup d’argent, très vite « . En bon petit soldat de la France PME qui ne s’accorde pas le droit de flancher, il a ignoré les deux premiers. Il a fini à l’hôpital, puis cloué au lit pendant deux mois. Difficile d’imaginer ce grand gaillard monté sur ressorts rester immobile plus d’une minute. Dans le bureau d’à côté, Françoise, sa compagne, cogérante depuis la création de l’entreprise, il y a dix-sept ans. Des accros du boulot ces deux-là.  » On ne décroche jamais, commente Françoise. Il n’y a rien d’autre que le travail.  » Et Candy Crush, le jeu vidéo : elle a atteint le niveau 1 116. C’est elle qui gère les comptes de la société et  » hurle  » régulièrement :  » Nous avons une nouvelle taxe ou une augmentation de taxe par jour ouvrable en moyenne.  »  » Toutes les lois sont faites pour les Vivendi, les PSA, les GDF… Pas pour nous ! peste son mari. Nous subissons les mêmes règles, les mêmes charges, les mêmes pénalités que les multinationales alors que nous sommes tout petits. Comment peut-on pondre des lois aussi éloignées de la réalité des patrons de PME et TPE ? Comment les politiques peuvent-ils être aussi déconnectés de l’entreprise ? « 

Eric Froger n’est pas le seul à fulminer. Dans les rangs du petit patronat, la colère gronde. Une cible privilégiée pour l’extrême droite. Avec la création du cercle Cardinal, chargé de prospecter les milieux patronaux, et du collectif Audace – jeunes actifs patriotes (destiné aux moins de 35 ans) -, le Rassemblement Bleu Marine met les bouchées doubles pour convertir ces dirigeants au vote frontiste. Même si le programme économique du parti de Marine Le Pen (sortie de l’euro, fermeture des frontières…) a du mal à convaincre, les dirigeants d’entreprise seraient 19 % à être séduits par le FN, selon un sondage IFOP-Fiducial publié en octobre dernier, un chiffre en hausse de sept points par rapport aux européennes de 2014. Françoise Froger a voté FN aux dernières élections régionales.  » Je ne l’aurais jamais fait du temps de Jean-Marie Le Pen, précise-t-elle. Mais je veux simplement qu’on arrête de me faire perdre mon temps avec des règles aberrantes et qu’on me laisse travailler !  » Avant d’ajouter qu’il s’agissait d’un coup de gueule et qu’à l’avenir, elle votera blanc. Comme son mari, qui boude les urnes depuis deux ans. Et comme Clément Guiraud, le jeune patron de Ravalements 2000, qui a pris le parti d’ignorer les politiques –  » trop décevants « ,  » trop frustrants  » – et d’éteindre le téléviseur –  » Les infos, c’est très mauvais pour le moral quand on est un peu fragile.  » Le projet de loi El Khomri sur la réforme du travail ? Il n’a pas suivi les débats. Il pense connaître le refrain.  » En France, on a une vision très négative des patrons, déplore-t-il. On confond les grands dirigeants des multinationales, leurs gros salaires, leurs parachutes dorés et leurs paradis fiscaux avec les patrons de PME. C’est comme si vous compariez une Ferrari à une 2 CV ! « 

Eric Froger, lui, a vu les lycéens manifester. Et ce qu’il a entendu le désespère :  » L’esprit « salauds de patrons » qui règne en France, je le vis très mal. Comme si un patron se levait le matin en se disant « Tiens, aujourd’hui, je vais me payer un salarié ! » Moi, poursuit-il sur sa lancée, j’ai mis ma maison en caution, c’est mon pognon, je mouille ma chemise. Si ma boîte flanche, je perds tout et je n’ai pas le chômage.  » Pour autant, il ne veut pas comparer son sort à celui des agriculteurs, eux aussi assommés par des normes «  aberrantes « ,  » mais qui bossent comme des malades pour 500 euros par mois « . Lui est conscient de gagner sa vie correctement : son salaire s’élève à 5 000 euros nets mensuels, soit 400 euros au-dessous du salaire moyen d’un patron de PME, selon une étude menée par l’Insee. On est loin des montants exorbitants perçus par les grands patrons, surtout si on raisonne en termes de temps de travail.  » A 45 heures par semaine, j’ai l’impression de ne rien foutre « , lance-t-il gaiement. Aujourd’hui, comme Clément Guiraud, il répond au questionnaire d’Amarok tous les deux mois et conserve précieusement son dernier rapport personnalisé fourni par l’observatoire après chaque  » consultation « , sur son bureau, à portée de main.  » J’aime bien le regarder de temps en temps, pour voir où j’en étais, dit-il, et comparer avec là où j’en suis aujourd’hui.  » Comme un garde-fou qui l’alerterait au moindre signe de récidive.
par Louise Couvelaire »


Si je résume on obtient cette suite logique :


Mais n’oubliez pas:
• ça peut arriver à chacun d’entre nous
• La plupart n’écouteront pas les alertes de leur corps (sachant que le niveau de tolérance et d’endurance est propre à chacun)
• Une fois la rupture arrivée, votre entourage (collègues, amis, famille) ne comprendra pas forcément ce qui ce passe
• il faut ensuite se reconstruire en commençant par du repos (vous pourrez dormir quasiment des journées entières, il faut bien récupérer toute cette fatigue cumulée les derniers mois voir les dernières années!)
• la coupure professionnelle doit être nette et sans concession (téléphone pro et ordinateur pro éteints)
• Pensez à vous, soyez « égoïste »
• Reprenez progressivement du plaisir dans vos activités (lecture, bricolage, jardinage, sport, photo,…)
• Ne reprenez pas votre activité professionnelle trop tôt, il faut avoir récupéré, se sentir prêt mais surtout être certain de trouver le plaisir dans le travail
• Une fois reposé, ne restez pas seul pour vous reconstruire

Illustration du Roshi TAISEN DESHIMARU

Aider les êtres humains plonger dans la souffrance.