Turquie 4

Bon après ce billet, j’arrête sur la Cappadoce!…Mais je ne vous ai pas montré les intérieurs!
alors voici, très rapidement, quelques photos.
Je commence par le musée de Goreme où les intérieurs sont plutôt bien conservés (faire partie du patrimoine mondial de l’UNESCO ça aide!).

Une des nombreuses églises, celle-ci n’a plus de façade ce qui permet d’admirer le travail intérieur.

Sculptures, mais aussi peintures. Et malheureusement les photos sont interdites dans les églises afin de protéger les peintures.

Une salle à manger avec table et bancs.

L’escalier qui monte à la cuisine.

La cuisine équipée d’un foyer central.

Le bout d’une table avec sa poubelle!!!

L’étable.

Voici l’entrée d’un village sous terrain…

Le passage est suffisamment large pour que tout le village puisse se réfugier rapidement! Bon là les touristes prennent le temps de regarder et écoutent les explications de leur guide ce qui explique l’embouteillage!

Équipé de gaines techniques, comme ici un puits de lumière…

…et là des ventilations et des interphones!!

Le puits.

Mais il y a aussi des maisons habitées, ici un café-bar (très agréable).

 

Je n’ai que ces photos, car quand vous rentrez dans un logement troglodyte, vous oubliez où vous êtes tellement ils sont bien aménagés.

Bon cette fois c’est fini pour la Cappadoce!

Domaine de Méréville

Une journée de travail comme on aimerait en avoir plus souvent!
Une semaine qui commence bien, avec la visite, à une heure de Paris, du domaine de Méréville: 58 hectares de terrain couvert d’aménagements artificiels laissés à l’abandon durant des années. Le Conseil Général a décidé de redonner vie à ce lieu surprenant.

Tout ce que vous allez voir sur ces photos est artificiel, réalisé par la main de l’Homme!
On commence par le pont de roche et sa cascade.

Passages, enrochements, rocailles, rivières et autres réseaux d’eau, absolument tout a été façonné avec précision.

En faisant le tour du parc et de ses nombreuses constructions, comme ici le moulin du pont, on trouve des éléments de maçonneries très fines…

…comme ce colombier (ou ce qu’il en reste!).

Là, je suis à l’intérieur d’une cascade qui n’est plus en eau (heureusement!) mais que j’espère voir fonctionner un jour.

Je ressors par un passage comme il y en a beaucoup!

Puis un escalier en pierres maçonnées recouvert de feuilles…

…un autre en briques pour descendre.

puis un autre…

…pour arriver dans une grotte, elle aussi artificielle mais qu’on pourrait prendre pour naturelle!

Au sol, dans la grotte, une superbe calade. Il y en a sur les chemins et les allées qui malheureusement ont été recouvertes, au fur et à mesure du temps, par la végétation et la terre.

Des jeux d’eau et de lumière à chaque points du domaine.

De vrais tableaux grandeur nature! Ici vue du château avec le pont en ruine (construit en ruine dès sa création!).

Même le potager fait partie de ces tableaux.

Une partie bien conservée, c’est le chemin couvert qui donne, par ses ouvertures, des points de vues tous différents sur le domaine.

Là aussi, la calade est parfaitement conservée.

La dernière fenêtre est une vue sur le château.

De l’extérieur, on aperçoit à peine le chemin couvert.

Le petit pont qui vient d’être restauré.

Et bien sur, dans le domaine nos amies les bêtes sont bien présentes!

Tout ceci n’est qu’un bref aperçu d’une journée d’errance dans le domaine accompagné du jardinier en chef.
Un beau projet de restauration du patrimoine pour lequel les maçons et jardiniers paysagistes vont avoir beaucoup de travail (et moi d’autres billets à rédiger!)

 

On vous observe!

Lors d’une balade, en traversant une bourgade de la Beauce en région centre ( 3637 habitants), le soleil cogne fort et une pause en terrasse s’impose!!
Là, mes yeux se posent sur le clocheton qui coiffe la grande halle du marché. Une décoration originale de 4 caméras de surveillance vient agrémenter l’édifice.
Original!…non?
Je comprends, c’est un peu leur « Place Vendôme » ( PMU, mercerie, La maison de la pêche,…)!
Il est vrai qu’on est pas à l’abri d’émeutes ou d’attaques de pillards.

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Autre jour, autre promenade, cette fois en cabriolet!
Compiègne : Ville impériale.
Le château avec son jardin et son parc magnifique. A travers les rues chargés d’histoire, on sent la marque de l’Empereur! – De belles façades en pierre sculptées et ornementées –
Une scène de chasse sur un fronton….

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…mais en regardant de plus près, est-ce vraiment une scène de chasse??!

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Ah! l’amour… Y a pas! en décapotable, on voit les choses sous un autre angle!

Cabane de rêve…

Petit séjour dans une cabane en bois, perchée à 10 mètres de haut dans un arbre. De quoi faire une coupure nette avec le quotidien : calme, sérénité, intimité et romantisme.
En Picardie, à moins d’1h30 de paris, l’équipe du « Nid dans l’arbre » vous accueille. Remise des équipements : baudriers, lampe frontale, consignes de sécurité; puis visite guidée de la cabane.

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Le seul moyen d’accès est une tyrolienne desservie par par une échelle de câble et de bois.

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Dés l’entrée, on se sent bien. Ce petit logis charmant a le don de vous mettre dans l’ambiance forestière et romantique.

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A l’intérieur, tout est parfait pour passer un moment inoubliable.

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Le cabinet de toilette dans lequel on trouve un bidon de 5 litres d’eau pour pouvoir faire un minimum de toilette, car il n’y a pas l’eau courante!

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… et toilettes sèches avec son bac à sciure!

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La terrasse est suffisamment grande pour lire, faire la sieste, ne rien faire… bref passer du bon temps!

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Mais surtout manger le panier repas choisi et commandé à la réservation.

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Le panier et les bagages sont montés et descendus par cette poulie. Simple et efficace.

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Naturellement, il n’y pas l’électricité, l’éclairage se fait à la bougie.

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L’ambiance de la bougie joue un rôle incontournable pour les amoureux…

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Chacun trouvera sa cabane, pour 2, 4, 6 ou 8 personnes. Ambiances et décorations d’intérieur différentes selon les cabanes.

A essayer absolument…

Maison BBC en pierre Massive

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C’est sur les hauteurs de Millau que ce trouve cette maison et après un rapide test lors d’un week-end, je confirme le confort de vie dans cette maison. L’aspect massif de la pierre donne un côté moderne qui se marie très bien avec le sol chauffant en béton ciré. Mais c’est Jean-Paul qui en parle le mieux car c’est ça maison.

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Donc voici ce qu’en dit Jean-Paul:

« J’ai écris la destination de cette maison, ce sera pour des quinquagénaires, pas d’escalier. Le deal était de construire 170 M² SHOB parce que je considère que les murs et le toit débordant sont à prendre en considération, en 170 jours (moins de 6 mois) pour 170 K€. En réalité la surface habitable de cette bâtisse est de 105 M². Le pari a été tenu et respecté. 2 chambres de 15 M², desservies par une salle de bain de 8 M², 1chambre de 19 M² avec salle d’eau douche à l’italienne, une cuisine de 9 M² un rangement / pièce technique de 4 M² logeant la chaudière et un séjour de 35 M². Dans la continuité du projet un garage de 30 M² et un cellier /atelier de 12 M². Des fondations aériennes (qui surprenaient nombreux voisins) car j’ai réalisé une plate-forme, puis avec du bois non traité et réutilisable, j’ai coffré les fondations me servant de vide sanitaire et de support de poutrelles pour la partie habitable. Le soubassement est en pierre dure locale ayant une faible capillarité 5.5% et une bonne résistance à la compression 125 MPA. Les murs en élévations sont en pierre tendre de Vers à 180 kms du lieu d’extraction. Les modules vont de 1 à 2,50 mètres de long pour une épaisseur de 30 cms et une hauteur de 1,06 mètre. Le mur de refend et du garage sont en 25 cms d’épaisseur et les cloisons intérieures en 10 cms d’épaisseur. Après un appareillage et un calepinage numérisés, il a fallu 9 jours pour poser 56 M3 soit 123 tonnes de pierre à trois personnes et un chariot télescopique. Les cloisons représentent 6 M3 cela fait un total de 136 tonnes soit 6 camions en tout. Pour mettre en œuvre cet ouvrage, nous avons consommé 2 M3 de sable 3M3 d’eau et 9 sacs de chaux. (Mortier maigre et coulage des joints verticaux) Réglementation 2012 : j’ai réalisé un doublage périphérique, le mur de refend est autoporteur. Le coefficient de ce mur complexe est de 0,354 La façade principale est exposée plein sud, la maison posée à 500 mètres d’altitude. La charpente est composée de 4 poutres cintrée en lamellé collé, posée en une heure et 15 mn. La couverture avec le système Sapisol en 2 jours à deux, le voligeage ventilé et le recouvrement en Zinc Pigmento rouge (produit régional aveyronnais) posé à joint debout.

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Les portes-fenêtres et fenêtres monoblocs en double vitrage avec les volets roulants ont été posées et deux jours. Ce qui fait que la maison était hors eau et hors air en 5 jours. Un plancher chauffant s’est révélé indispensable pour une bonne répartition de la chaleur surtout si on veut profiter de la performance massique des murs et par-dessus la chape liquide d’anhydrite un revêtement dit Béton ciré.

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En ce qui concerne l’énergie : des capteurs solaires pour la production d’eau chaude sanitaire, puis une chaudière au gaz à condensation et enfin la possibilité d’investir dans un poêle de masse ou un insert. La ventilation est gérée automatiquement par un groupe hygro-réglable de type B et des bouches d’extraction auto-réglables. Récupérer les eaux du toit dans une cuve pour l’arrosage du jardin. Dans l’étude théorique je donnais 49 kwh/an c’est-à-dire catégorie A et je dépasse un peu ce qui fait que je passe dans le B. Concernant le rejet de CO² j’étais en théorie en C et après contrôle je suis en B. Les plafonds se trouvent entre 3.30 et 3,60. »

Avec une superbe vue sur le viaduc ce qui ne gâche rien!!

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C’est de cette maison qu’a germé l’idée du sujet pour le sage de l’Isle d’abeau qui a fait l’objet d’un billet précédent (en maintenance!!)

Stage à l’Isle d’Abeau

Comme chaque année, des architectes, des tailleurs de pierre et des maçons se sont retrouvés pour une semaine de formation dans les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau. Une semaine pour construire une maison en pierre massive, test d’étanchéité à l’air compris!
Avec un résultat plus que satisfaisant!

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Il nous a fallu trois jours pour construire cette maison et quatre heures pour la démonter!


VTS_01_1 par Matthieu-Grimaud

Le couvent des Dominicains de Lille

Souvenez-vous de la visite des journées du patrimoine chez les Dominicains (voir le billet du moment), et bien j’y suis retourné avec des jeunes de chez les Compagnons.
Une visite organisée lors d’un mini stage ayant pour thème : »L’histoire et l’évolution des bétons ».
Deux visites durant ce stage, la première, le vendredi en fin d’après midi au futur stade de Lille ou l’on trouve du béton sous son aspect actuel mis en oeuvre avec des coffrages outils mais aussi sous forme de d’éléments préfabriqués.

La visite a eu lieu de nuit et sous la pluie, mais ça ne nous a pas arrêté moi et mon G12!
…Admiration devant la forêt de grue, pas moins de 10!

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Les crémaillères des gradins coulées « In Situ » grace à ces coffrages outils modulables.

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La charpente en préparation, le stade pourra être soit découvert soit complètement couvert grâce à sa toiture coulissante.

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Revenons au couvent des Dominicains de Lille qui était la deuxième visite, le samedi après midi. (Cette fois à l’abri!)
Conçu par l’Architecte Pierre Pinsard , assisté de Neil Hutchison pour la première tranche (1955-1957) et de Hugo Vollmar pour la deuxième (1961-1964), la construction a été réalisée par les entreprises Caroni et Rabot-Dutilleul. Ce chantier fut mené en étroite collaboration avec le frère Michel Bous, prieur de la communauté de l’époque. Je ne vais pas parler des bâtiments, j’en ai fait une rapide présentation dans le précédent billet et vous trouverez plus d’informations sur le site des Dominicains concernant le couvent et sa construction.
Cependant, un élément interpelle. Pour accéder aux étages, on empreinte un escalier en béton, paillasse brute de décoffrage, avec des marches recouvertes de terre cuite et de nez de marche en bois, équipé d’une rampe en fer. Et là, au milieu de cet escalier, partant du plafond du dernier étage et descendant jusqu’au rez de chaussé, on peut admirer un magnifique luminaire de Serge Mouille, qui éclaire chaque volée d’escalier.
Bien que n’étant plus de ce monde, (1922-1988) on peut acheter des répliques certifiées et fabriquées dans les ateliers de Serge Mouille. Elles ne sont pas à la portée de toutes les bourses, mais le savoir faire à la française a un prix!
Vous pouvez aussi tout simplement allez voir chez Jouve à Paris ils ont quelques pièces intéressantes.
Quant au livre présenté ci-dessous, vous ne le trouverez pas en librairie, il vous faudra venir à Lille visiter le couvent afin de pouvoir l’acquérir!

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Article

Lu ce matin dans Batiactu, un billet sur la future maison individuelle (le futur pavillon de lotissement!).

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Les idées présentées sont intéressantes mais je pense qu’il faut aller encore plus loin dans les idées.
Au delà des solutions techniques proposées, il faut penser « mutualisation ».
Mutualisation des services et des énergies mais aussi optimisation des lots et des parcelles. Jusqu’à aujourd’hui nous pensions : une parcelle / un logement; maintenant, il faut penser une parcelle / deux voir trois logements. La difficulté est de garder l’esprit et la sensation de la maison individuelle.
Sur le sujet, il faut s’intéresser aux travaux de Françoise Hélène Jourda, architecte, nombre de ses publications (livres, textes et articles) abordent le sujet.
De nombreux autres articles parlent du sujet dans Revue Urbanisme.
Le problème de l’étalement urbain devient une priorité pour la sauvegarde de l’environnement, et la maison individuelle n’a pas bonne presse à se sujet. Il est donc urgent d’y réfléchir ensemble : pavillonneurs, constructeurs, techniciens, architectes, urbanistes mais aussi utilisateurs.

La folie des hauteurs de Thierry Paquot

« Pourquoi s’obstiner à construire des tours? »
De Thierry Paquot chez Bourin éditeur

J’ai déjà présenté un de ses livres dans un billet précédent à aller voir!

La question est posée. Dans ce monde où la sauvegarde de la planète est une priorité, quand va-t-on cesser cette course à la hauteur et au prestige? Ces symboles de l’orgueil et de la surconsommation que sont les tours ont-elles leur place dans les projets actuels? Il ne s’agit pas là d’être un anti tours acharné, mais bien de regarder la réalité en face et de se poser les bonnes questions : que sera la ville demain?; quelle place pour l’Homme dans le milieu urbain? (mais aussi pour la faune et la flore); fonctionnalités, confort et qualité de vie sont-ils les vraies préoccupations des architectes et des urbanistes?
Tant de questions, et il y en a d’autres, auxquelles le philosophe de l’urbain, Thierry Paquot apporte ses réponses, ses réflexions, ses rêves et utopies.

Le monde compte 15000 tours de plus de 200 mètres. Les architectes et les ingénieurs rivalisent d’audace pour édifier la plus haute construction, et certains évoquent même la hauteur record de 1600 mètres! La tourellite aïguë touche nombre d’agglomérations urbaines, de Shanghai à Moscou, de Londres à Dubaï…
Il est grand temps de réagir. Cessons d’enfermer des milliers de citadins dans des tours de bureaux ou d’habitations. Ces prisons transparentes imposent par leur verticalité un seul mode de déplacement (le coûteux ascenseur) et des craintes innombrables. et elles font disparaître ce qui est l’âme même des villes : les rues et les places, les parvis et les jardins.
Mêlant information technique et réflexion philosophique, Thierry Paquot nous raconte l’histoire de l’ascenseur, rend visite aux architectes des premiers gratte-ciel (Le Baron Jenney, Sullivan, Hood,…) s’attarde sur la personnalité de Le Corbusier, examine les proportions pour Paris et conteste les arguments des partisans des tours qui soutiennent trois contrevérités : la tour améliore la densité, elle est écologique et favorise la mixité sociale! Il faut que la folie des hauteurs cesse! Pour bâtir mieux et non pas plus (et encore moins plus haut!) et promouvoir des quartiers à la « haute qualité existentielle ».

L’auteur souhaite réveiller en nous la logique de la construction dans le but du « mieux vivre l’urbain ». Il écrit en autre :

« Le paysage urbain se doit de rappeler en permanence à l’humain qu’il est aussi un être vivant, malgré l’artificialité bénéfique de la ville, et que son existence résonne des rythmes, pulsions, tensions, vibrations tant de son corps organique que des quatres éléments (l’air, l’eau, la terre et le feu), dont il fait journellement son miel. »

Dans sa conclusion, il fait le parallèle avec la tour de Babel, symbole fort et riche en enseignement que bien des religions, communautés et groupes utilisent dans leur parcours initiatique. Il nous rappelle ainsi que :

C’est une ziggourat (terme akkadien qui provient d’un verbe signifiant « bâtir en hauteur ») dont le nom d’E-temen-an-ki signifie la « Maison du fondement du Ciel et de la Terre ».

On retrouve à la fin du livre, comme à l’habitude de Thierry Paquot, la bibliographie commentée qui ne fait pas moins de trente pages. Les livres y sont mentionné par thème et commenté par l’auteur ce qui est beaucoup plus agréable à consulter qu’une simple liste de livres.
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